L’importance du bilan carbone dans la responsabilité sociale des entreprises

bilan carbone

Publié le : 17 septembre 20237 mins de lecture

Souvent dénoncées pour l’impact négatif de leur activité sur l’environnement, les entreprises sont en première ligne dans la lutte contre le dérèglement climatique. Afin de répondre aux attentes d’un public de plus en plus préoccupé par les questions écologiques, maints établissements s’engagent dans une démarche RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). Il s’agit de parvenir à un équilibre subtil entre impératifs économiques et développement durable. Pour se donner les moyens de leurs ambitions, nombre de sociétés font le choix de procéder à un bilan carbone.

Bilan carbone entreprise : de quoi s’agit-il ?

Aussi appelé bilan GES (Gaz à effet de serre), le bilan carbone consiste à mesurer l’empreinte carbone des entreprises ou des collectivités. Si l’on se réfère à la définition donnée par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), il s’agit d’évaluer « la quantité de gaz à effet de serre émise (ou captée) dans l’atmosphère sur une année par les activités d’une organisation ou d’un territoire ». Le bilan carbone s’avère ainsi essentiel pour toute entreprise qui désire instaurer une politique de développement durable et atteindre la neutralité carbone. Afin de parvenir au calcul le plus juste qui soit, le bilan GES s’appuie sur le protocole de Kyoto qui dénombre six gaz à effet de serre différents que vous pouvez découvrir sur ce lien. Pour davantage de simplicité et de praticité, l’ensemble des émissions est convertie en « équivalent CO2 » (le carbone étant le gaz à effet de serre que l’on rencontre en plus grande quantité dans l’atmosphère). Face à l’ampleur des enjeux environnementaux actuels, le bilan carbone est obligatoire en France pour les entreprises de plus de 500 salariés. Dans les territoires d’Outre-Mer, le nombre est limité à 250. Si le bilan carbone est imposé par la loi française, il ne doit cependant pas être uniquement perçu sous l’angle de la contrainte. Il offre en effet de nombreux avantages aux entreprises. Il permet, d’une part, de mettre en place les stratégies les plus efficientes dans le cadre d’une démarche RSE. D’autre part, le bilan GES a un impact positif sur les finances d’une société. Limiter son empreinte carbone a en effet pour corollaire immédiat une réduction nette des dépenses de gaz et d’électricité.

De quelle manière est calculé le bilan carbone ?

Le calcul du bilan carbone d’une entreprise passe par la prise en compte de différents éléments. Il s’agit notamment des quatre principaux postes de consommation d’une société que sont:

  • l’énergie (gaz, fioul, électricité, etc.) ;
  • les transports ;
  • l’usage de solutions digitales, telles que la conservation des données dans des data centers ;
  • La consommation de biens, services et produits alimentaires (fabriqués sur le territoire français ou importés depuis l’étranger).

La réalisation d’un bilan GPS se révèle un processus d’une certaine complexité. Elle se déroule en plusieurs étapes :

  • Délimiter un périmètre : il faut déterminer quelles activités et quels types d’émissions sont concernés par la bilan carbone. Dans ce dernier cas, il peut s’agir de l’énergie consommée sur le site (émissions directes), de l’empreinte carbone résultant de la chaîne d’approvisionnement (émissions indirectes), etc.
  • Collecter les données : l’entreprise doit déterminer lesquelles de ses activités produisent le plus de gaz à effet de serre. Il peut s’agir des déchets produits, des déplacements à bord de véhicules thermiques, etc.
  • Calculer les émissions de gaz à effet de serre : pour ce faire, on recourt à des mesures standardisées (par exemple, un MWh d’électricité produit une tonne de CO2).
  • Analyser les résultats obtenus : cette opération permet à l’entreprise de cibler les activités et actions qui sont les principales émettrices de GES. En tenant compte du verdict du bilan carbone, elle dispose désormais de tous les éléments pour élaborer une stratégie efficace en vue de réduire son empreinte carbone. Parmi les mesures à mettre en place, celles ayant trait à l’efficacité énergétique ainsi qu’à l’utilisation des énergies renouvelables comptent parmi les plus plébiscitées.

Quelles conclusions tirer d’un bilan carbone ?

Mesure emblématique de la volonté du gouvernement d’accélérer la transition énergétique, le décret tertiaire exhorte les entreprises dont la surface de locaux excède les 1000 mètres carrés à réduire leur consommation d’énergie. Elle devra avoir diminué de 40 % en 2030, de 50 % en 2040 et de 60 % en 2050. Dans ce contexte, effectuer un bilan carbone se révèle crucial pour les établissements concernés. Il permet de détecter les défaillances et d’élaborer une démarche RSE pertinente. Parmi les actions les plus efficaces qu’une entreprise peut mettre en œuvre pour atteindre la neutralité carbone, citons les engagements suivants :

  • L’adoption des écogestes : des réflexes simples à pratiquer au quotidien (éteindre les lumières et appareils électriques en veille, éviter de laisser couler l’eau, etc.) ont un impact environnemental positif. Pour obtenir l’effet escompté, la démarche doit être collective avec une implication de l’ensemble des salariés.
  • Utiliser du matériel informatique reconditionné : acheter des ordinateurs de seconde main témoignent d’un souci d’écoresponsabilité chez l’entreprise.
  • Procéder à des travaux de rénovation : d’après les données de l’Ademe, le chauffage équivaut à la moitié des dépenses en énergie d’un bureau. Pour tenter de pallier les pertes d’énergie, des travaux d’isolation peuvent être entrepris. Le remplacement d’un système de chauffage défaillant est aussi une option à considérer.
  • Recourir à la compensation carbone volontaire : pilier de la politique RSE, la compensation carbone incite les entreprises qui le désirent à assurer le financement de puits de CO2 (via des actions de reforestation par exemple) en échange de crédits carbone.
  • Bien s’entourer : dans le cadre d’une démarche RSE, il est bon de solliciter les conseils d’experts, tels qu’un courtier en énergie par exemple.

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